Les classes du DPE à Versailles

Mis à jour : août 2026

En bref

Sur 27 053 diagnostics versaillais publiés, la classe D domine avec 33,9 % des logements. Seuls 24,5 % atteignent A, B ou C, et 16,2 % sont classés F ou G : c'est le parc le moins bien noté de notre réseau.

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A
0,1% (18)
B
0,5% (142)
C
24% (6 481)
D
33,9% (9 158)
E
25,4% (6 859)
F
10,1% (2 732)
G
6,1% (1 663)
Base ADEME des DPE de logements existants, 27 053 diagnostics versaillais publiés.

Une distribution décalée vers le bas

Dans la quasi-totalité des villes que nous suivons, la classe C est la plus fréquente. Versailles fait exception avec Calais : c'est la classe D qui l'emporte, à 33,9 %.

Le décalage se lit sur toute l'échelle. 24,5 % seulement des logements atteignent A, B ou C, contre 62,8 % à Cannes ou 73,9 % à Narbonne. Et 16,2 % sont classés F ou G, soit 4 395 logements.

Ce que l'ancienneté explique

40,1 % du parc versaillais date d'avant 1948, l'une des parts les plus élevées de notre réseau. La ville appartient par ailleurs à la zone climatique H1a, la plus exigeante en besoins de chauffage.

Ces deux facteurs se cumulent dans un calcul qui est conventionnel : il estime ce que le logement consommerait avec un usage standard, en intégrant les données climatiques du lieu.

Deux étiquettes, une seule lettre retenue

C'est la mécanique la plus mal comprise du DPE. Le rapport porte deux étiquettes : l'une pour la consommation d'énergie primaire, l'autre pour les émissions de gaz à effet de serre.

La classe affichée est toujours la moins bonne des deux. Un logement peut être classé C sur sa consommation et E sur ses émissions : il sera annoncé en E.

À Versailles, le climat commande souvent

Nous avons mesuré la part des logements dont la classe finale est fixée, ou co-fixée, par le volet climat plutôt que par la consommation : 66,7 % à Versailles.

Deux logements sur trois sont donc jugés au moins autant sur leur mode de chauffage que sur leur isolation. Ce constat a une conséquence pratique directe : sur ces logements, remplacer une chaudière fioul ou gaz par un équipement moins carboné déplace la note sans toucher au bâti.

Les seuils, côté consommation

Sur le volet énergie, les bornes courantes sont : A jusqu'à 70 kWh d'énergie primaire par mètre carré et par an, B de 71 à 110, C de 111 à 180, D de 181 à 250, E de 251 à 330, F de 331 à 420, G au-delà.

Ces bornes ne sont pas uniformes sur tout le territoire : elles sont ajustées selon la zone climatique et l'altitude du logement, précisément pour ne pas pénaliser mécaniquement les régions froides.

Les seuils, côté climat

Sur le volet émissions, l'échelle est indépendante et bien plus resserrée : A jusqu'à 6 kilogrammes de CO2 par mètre carré et par an, B de 7 à 11, C de 12 à 30, D de 31 à 50, E de 51 à 70, F de 71 à 100, G au-delà.

Ces bornes-là ne varient pas selon la région. Un kilogramme de CO2 pèse le même poids partout, ce qui explique qu'une chaudière fioul plafonne une note quel que soit le lieu.

Ce que chaque lettre déclenche

G : location interdite depuis 2025. F : interdiction prévue en 2028, E en 2034. Ces trois lettres gèlent aussi le loyer entre deux baux.

À la vente, E, F et G imposent un audit énergétique pour une maison individuelle ou un immeuble entier détenu par un seul propriétaire. Les 4 395 logements versaillais en F ou G relèvent du calendrier des passoires thermiques.

Situer son propre logement

La lettre seule ne dit pas tout : deux logements classés D peuvent l'être pour des raisons opposées, l'un par sa consommation, l'autre par ses émissions. Le rapport détaille les deux valeurs.

Pour comprendre comment elle a été établie, la page DPE à Versailles explique le déroulé du diagnostic et les justificatifs qui évitent les valeurs par défaut.

Questions fréquentes

Quelle classe DPE domine à Versailles ?

La classe D, avec 33,9 % des logements. Versailles est l'une des deux seules villes de notre réseau où D l'emporte sur C, l'autre étant Calais.

Combien de passoires thermiques à Versailles ?

4 395 logements classés F ou G, soit 16,2 % du parc diagnostiqué. C'est la proportion la plus élevée de notre réseau.

Pourquoi la classe affichée est-elle parfois la moins bonne ?

Le DPE porte deux étiquettes, consommation et émissions, et retient toujours la moins bonne. Un logement classé C sur sa consommation et E sur ses émissions sera annoncé en E.

Le mode de chauffage décide-t-il souvent de la note ?

À Versailles, oui : 66,7 % des logements ont leur classe fixée ou co-fixée par le volet climat. Sur ceux-là, changer d'équipement de chauffage déplace la note sans toucher au bâti.

Les seuils sont-ils les mêmes partout en France ?

Ceux du volet consommation sont ajustés selon la zone climatique et l'altitude, pour ne pas pénaliser mécaniquement les régions froides. Ceux du volet émissions, en revanche, ne varient pas.

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